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Publié le - Mis à jour le
Année d'entrée en collection : 2025
Robert Doisneau naît en 1912 à Gentilly, dans le Val-de-Marne.
Il se forme d'abord au métier de graveur lithographe avant de se tourner vers la photographie.
Sa renontre avec André Vigneau, photographe reconnu et directeur du journal L'Excelsior, est déterminante. Séduit par son regard, celui-ci l'encourage à poursuivre la photographie.
Robert Doisneau réalise son premier cliché en 1930.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il met également son savoir-faire de lithographe au service de la Résistance en fabriquant de faux papiers.
Très attaché à la banlieue où il a grandi, Robert Doisneau souhaite témoigner du "temps qui passe" et révéler la poésie de la vie ordinaire.
Il veut "fixer le témoignage de la vie quotidienne, la poésie dans le décor journalier" et considère la photographie comme "un moyen d'expression centré sur la sensibilité immédiate des choses".
Il photographie sans mise en scène les habitant·e·s, les enfants, les artisans, les forains ou encore les travailleurs.
Ses images montrent aussi bien les difficultés de la vie que les moments de joie, faisant de lui l'un des principaux représentants de la photographie humaniste*. Il fréquente également de nombreux·ses artistes, parmi lesquel·le·s Elsa Triolet et Jacques Prévert.
À partir des années 1960, Robert Doisneau s'intéresse aux profondes transformations des banlieues parisiennes, marquées par le baby-boom et la construction de grands ensembles.
À Fresnes, il suit notamment la construction des quartiers du Clos-la-Garenne et de la Peupleraie.
Le Clos-la-Garenne doit son nom à un ancien domaine agricole où se trouvait une garenne, destinée autrefois à l'élevage et à la chasse de lapins sauvages. Le quartier est construit autour de la ferme de Cottinville.
Les photographies prises à cette période montrent des immeubles qui semblent surgir au milieu des champs.
Quelques habitant·e·s, à pied ou à vélo, mais aussi des automobiles témoignent de l'installation progressive d'un nouveau mode de vie.
À travers ces images, Robert Doisneau ne documente pas seulement la construction de nouveaux logements : il raconte la transformation d'un territoire. Entre 1955 et 1975, Fresnes passe ainsi d'un village rural de 6 000 habitant·e·s à une ville de banlieue de 26 000 habitant·e·s.
Les photographies réalisées à Fresnes constituent aujourd'hui un témoignage précieux de l'histoire de la ville.
Trois de ces clichés sont désormais conservés par l'écomusée de Fresnes | Grand-Orly Seine Bièvre. Depuis 2025, son travail est officiellement intégré à la collection écomuséale suite à une désignation collective par les enfants de la ville.
Très attaché à Fresnes, Robert Doisneau y est régulièrement mis à l'honneur à travers des expositions.
Robert Doisneau réalise sa dernière photographie en 1993 et s'éteint l'année suivante, en 1994.
Il laisse derrière lui plus de 45 000 clichés, devenus de véritables témoignages du quotidien du 19e siècle.
Si le métier de photographie était encore peu reconnu à ses débuts, il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands photographes français. Son œuvre est exposée dans le monde entier et continue d'inspirer de nombreux·ses artistes.
À Fresnes, une école porte son nom, rappelant l'attachement durable qui unit le photographe à la ville.
Née dans les années 1930 et particulièrement développée entre 1945 et 1960, la photographie humaniste cherche à montrer la réalité de la vie quotidienne.
Elle s'intéresse autant aux difficultés sociales qu'aux instants de bonheur et aux paysages ordinaires. Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson et Willy Ronis en sont les principaux représentants.
Le célèbre Baiser de l'Hôtel de Ville est devenu l'une des images les plus emblématiques de ce courant.
La photographie humaniste influence encore aujourd'hui la photographie de presse, la publicité ou les campagnes d'associations.
Aujourd'hui, vous pouvez marcher sur les pas de Robert Doisneau et vous positionner là où il a pris ses photos, notamment rue Henri-Barbusse et à l'arrêt de bus Le Petit Fresnes.
Ces points de vue invitent les visiteur·euse·s à comparer les paysages d'hier et d'aujourd'hui et à observer les transformation de la ville au fil du temps.
"On a étudié une photo de lui où il y a un garçon qui fait un appel au téléphone, avec d'autres élèves derrière et une autre qui est en train de réfléchir avec la tête dans les nuages."
"Il m'inspire, c'était un monsieur qui était gentil, qui prenait des photos de paysages, de gens, d'immeubles."
"Il est important parce qu'il prenait des photos des élèves, des bâtiments à Fresnes."
"Si les gens connaissent Robert Doisneau, il faut qu'ils connaissent Fresnes."
"On nous parle beaucoup de Robert Doisneau à l'école."
Voici un témoignage oral sur Robert Doisneau que vous pouvez écouter ↓